Les AA tiennent leur convention dans … une cave

Qui a dit que les Alcooliques anonymes étaient des gens tristes ?

La preuve ? En ce dernier week-end de juin, les AA d’Indre-et-Loir avaient organisé la convention régionale à Vouvray et dans une cave !

 

Chaque année, les membres des onze groupes AA répartis sur le territoire de la région Centre-Val-de-Loire, ont pour habitude de se retrouver pour toute une journée autour de réunions et de moments conviviaux. Pour célébrer ensemble leur joie de vivre, libérés de l’alcool.

Cette année, c’était la 32e édition de cette convention et, comme à chaque fois, les membres des Groupes familiaux Al-Anon Alateen étaient aussi présents ; pour partager sur l’autre facette de la maladie : celle vécue par les proches et l’entourage.

Souvent des familles entières viennent ensemble pour de telles occasions, témoignant ainsi de la possible réconciliation après les ravages de l’alcool.

 

Une soixantaine de participants, venus de toute la région et au-delà, ont vécu une journée « d’amour, d’humour et d’émotions », selon les paroles de l’un d’entre eux. Une journée de fraîcheur également, très appréciée en cette période de canicule où le thermomètre affichait 20° dans les lieux contre 39° à l’extérieur !

Une journée qui a particulièrement marqué les esprits des membres les plus récents. L’un d’entre eux nous a confié qu’il n’aurait jamais imaginé qu’il puisse passer « une si belle journée dans une cave, heureux et abstinent ».

 

Une journée qui a également rempli son rôle de « publicité par l’attrait », notamment à travers les interviews de deux AA dans La Nouvelle république, édition du 16 juin 2019.

Extraits. (Les prénoms ont été changés.)

[…]

Paul est entré aux AA à l’âge de 45 ans. « J’avais essayé d’arrêter par tous les moyens, sans succès ; j’étais devenu un véritable esclave de l’alcool. Et un jour j’ai eu un déclic, une révélation. J’ai dit à mon épouse et à mon fils de 15 ans : “ J’arrête l’alcool parce que sinon je vais mourir. ” Je savais que j’étais arrivé au bout du chemin. C’était ça ou l’alcool allait me tuer. Je me suis fait aider un peu par médicaments puis je suis allé voir les Alcooliques anonymes. Grâce à ces groupes de parole, où on peut partager notre vécu, qui est souvent comparable, la tenaille s’est desserrée peu à peu, ça a mis un an. »

[…]

« Moi non plus je ne buvais pas la journée au travail, ajoute Émilie. Mais toute la journée, je ne pensais qu’à ça : est-ce que j’aurais assez à boire chez moi le soir en rentrant ? Qu’est-ce qu’il restait dans le placard, au frigo ? Ça devient une obsession. Avec tout ce que ça induit derrière. Ça conditionne toute votre vie. Vous vivez pour ça. L’alcoolisme pousse à faire de grosses bêtises. Une des caractéristiques de notre problématique, c’est la perte de contrôle. J’ai fait une cure, j’ai été hospitalisée… » […] Émilie complète : « Aux AA, j’ai trouvé une grande ouverture d’esprit, il n’y a pas de barrières, pas de jugement, mais un cadre et des règles, d’ailleurs, quand on veut se sortir de l’alcoolisme, on est en demande d’une ligne de conduite. On y trouve l’aide dont on a besoin et on aide les autres. » 

 

Les groupes AA d’Indre-et-Loir tiennent des réunions hebdomadaires à CHAMBRAY, LOCHES et TOURS

 

© photo anonyme – tous droits réservés – extrait presse tiré de lanouvellerepublique.fr

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