J’ai arrêté de boire à 25 ans

… et, à l’époque, je ne savais rien de AA, des étapes, ou même de l’alcoolisme. Et pourtant, je ressentais au plus profond de moi-même que j’en avais eu assez de l’alcool, que je devais faire quelque chose pour ce problème particulier.

Ma carrière de buveur n’a duré que huit ans mais, lors de ma dernière cuite, j’avais suffisamment ressenti ce sentiment de dégradation, de désespoir ultime devant l’incapacité d’imaginer la vie avec ou sans alcool.

Le fait d’être relativement jeune et d’avoir eu une carrière de buveur plus courte comparée à d’autres membres plus âgés ne veut en rien dire que je n’ai pas pu m’identifier entièrement avec ceux dont la période de boisson avait duré des décennies ni avec leur désespoir de se reconnaître alcooliques.

La véritable souffrance engendrée par l’alcool n’a duré qu’un an avant que je n’arrête de boire. Quand je me suis rendu compte qu’un quart de bouteille de Brandy avalé à jeun me fournissait un remède instantané (bien que temporaire) à la bringue de la veille, j’ai rapidement descendu la pente. Le seul vrai contrôle que j’avais à l’époque était celui de prendre ou non le premier verre. Vers la fin de mon alcoolisme actif, je n’avais même plus ce choix.

Extrait de « Best of traductions » – © Editions AA, reproduit avec autorisation

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