Le groupe, c’est comme un airbag après un accident

Dans la perspective des 50 ans de l’arrivée des Alcooliques anonymes en Bretagne en 2018, les groupes sont invités à donner la parole aux nouveaux, afin qu’ils témoignent  des raisons de leur attachement à notre mouvement.

Cyril, une quarantaine d’années, fréquente les réunions dans les Côtes-d’Armor depuis février 2017. Il a accepté de répondre à 3 questions.

 

J’ai appris l’existence des AA il y a très longtemps grâce à un sketch humoristique. C’était resté dans un coin de ma tête et quand j’ai pris conscience que j’avais un problème d’alcool, j’ai cherché sur internet. C’est là que j’ai trouvé l’adresse et l’heure d’une réunion près de chez moi.

 

Ce qui m’a donné envie de revenir, c’est l’accueil, l’écoute. J’ai senti que personne ne me jugeait.  J’ai entendu  des petites phrases gentilles qui mettent sur la voie. J’ai senti aussi la solidité de membres abstinents depuis longtemps, ça m’a donné confiance dans ce programme.

 

Le plus important pour moi, c’est qu’il n’y a pas un seul jugement. Chacun est respecté. Les réunions donnent l’occasion d’écouter l’expérience des autres. Certains témoignages sont très forts. J’ai entendu une femme qui parlait de sa rechute récente et j’ai pu voir comment elle a été entourée. Le groupe la protégeait, un peu comme un airbag après un accident.

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